Provincetown, insaisissable
A Provincetown, il y a cette idée de fin de terre, ceint par l’océan, cette longue bande de broussailles et de dunes a été formé par le vent et la mer au cours des dix mille dernières années seulement. Jeunesse de cette terre, c’est sans doute pour cela qu’elle est si belle, jeune, belle, facétieuse, chaque jour vous croyez la connaître, chaque jour elle vous donne à voir un autre visage, les jugements volent en éclats, étonnement, contre-vérité, exception qui confirme la règle, le vent et la mer rient de vous voir déconfit de leurs bonnes blagues, car la ville, le lieu, la mer tout autour, ne se laissent pas juger, et vous laisse là, pantelante, à la recherche d’un phare.
Pourquoi vouloir tenir son sable entre ses mains, ou son océan? quelle folie de vouloir la définir, car outre sa nature constamment changeante, elle est mouvante de ses vies, de ses 30 000 coeurs qui y viennent déposer leurs rêves, leurs peines, leurs espoirs, leurs amours pour juste y respirer son air de liberté.
Photographie: Joel Meyerowitz issue du livre Cape Light









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