Provincetown, vu par Norman Mailer
« Il ne devait exister aucune ville semblable. So on n’aimait pas la foule, on aurait pu en été, mourir de la promiscuité qui y régnait D’un autre côté si on était incapable de supporter la solitude, on risquer d’être pénétrer de terreur tout au long de l’interminable hiver. (…)
L’extrémité septentrional du Cap sur laquelle se dressait ma maison, la terre que j’habitais, cette longue bande de broussailles et de dunes qui s’incurve en spirale à l’extrémité du Cap a été formé par le vent et la mer au cours des dix mille dernières années seulement. Cela ne doit guère représenter plus d’une nuit de temps géologique.
C’est peut être la raison pour laquelle Provincetown est si belle. Conçues la nuit (on jurerait que l’endroit fut créé l’espace d’une sombre tempête), ces longues étendues sablonneuses luisaient encore à l’aube de l’humide innocence primitive de la terre exposée au soleil pour la première fois. Décennie après décennie, des artistes venaient peindre la lumière de Provincetown et l’on faisait des comparaisons avec la lagune de Veniseet les marais de Hollande puis, à la fin de l’été, la plupart des peintres partaient et les longs sous-vêtements douteux du gris hiver de Nouvelle Angleterre, gris comme mon humeur revenaient nous visiter. C’était alors qu’on se rappelait que la Terre n’avaient que dix mille ans et que les fantômes y etaient dépourvus de racines » extrait du roman noir les vrais durs ne dansent pas dont l’action se déroule à Provincetown.









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